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  • Le Congo de demain naîtra sans doute un jour

    Carte-congo

    Après des années de démolition par des guerres fratricides et la succession des gestions scabreuses, le Congo connaîtra une grande phase de reconstruction assortie d’une bonne gouvernance et surtout d’une prise au sérieux des réalités socio-économiques. La jeune classe politique ou intellectuelle en sera le moteur dans les prochaines aubes ! Les incertitudes peuvent encore sommeiller dans les esprits des uns du fait de sa gestion mais le coup de pouce ne peut que venir de cette nouvelle élite se détournant des vieilles méthodes exclusives tendant à la dilapidation des fonds publics.

    En prenant mon stylo comme un peintre avec son pinceau, j’ai aussitôt eu envie, une folle envie de dresser le portrait socio-économique d’un pays que mes compatriotes congolais n’oseraient jamais lire qui pourtant semble bien se cacher quelque part dans ma tête retraçant la trajectoire d’un Etat devenu par la force des hommes un havre à problème. Le Congo doit refaire de lui-même la démarche d’un développement socio-économique afin qu’il cesse d’être un objet qui a pris place dans l’Histoire qui s ‘est faite sans lui mais sur ses terres !

    Je pensais décrier haut et fort ta situation socio-économique, j’aurais voulu dévoiler les bonnes et mauvaises raisons qui ont favorisées la fabrique d’une conscience théorique et politique d’un congolisme exacerbé à l’aube du XXI ème siècle. J’aurais voulu aussi poursuivre à ma façon, avec les privilèges que m’ont fournis ma propre histoire, celle de mon pays le Congo Brazzaville, une espèce de dialogue avec le Congo d’en bas, des miséreux. Chacun d’entre nous se reconnaîtra ou au contraire en sera surpris de manière outrée ou ravie. Je parle du dialogue au moment où la césure entre politique, économiste et le peuple paraît plus grave que jamais.

    Le Congo pendant des mois et des années était à la mode en bien ou en mal mais cela n’est qu’une étape passagère dans une histoire émaillée des taches plus rouges que noires qui pourtant se voudrait autrement plus claire. Les guerres ou tueries des opposants sont dépassées d’âge et de saison. L’axe de réponse est devenu plurielle : il porte sur un cheminement des paradigmes théoriques disponibles, sur la nature des évènements, sur le rapport propre à la modernité entre démocratie et monopartisme et entre intellectuel. En d’autres termes, je tire les leçons de notre jeune démocratie pour poser objectivement la question de l’expérience démocratique et de l’autonomie intellectuelle et culturelle du Congo : c’est un objectif tout à fait ambitieux, il n’est peut-être pas sûr d’être atteint ; la rigueur de mes démonstrations et de mes raisonnements pourra être mise en cause. Cet essai s’est avéré il n’y a pas longtemps plus abstrait qu’il n’était souhaité au départ : c’était mon premier rapport sur le blanchiment d’argent au Congo.

    La démocratie maquillée soi-disant Bantou ou à l’Africaine n’existe pas ou tout au plus un mythe qui n’a pas sa raison d’être car la portée épistémologique et politique serait de plus en plus douteuse ! Lissouba avait-il tort de parler de la démocratie Bantou ? Nous croyons tous à la culture Africaine, congolaise, aux rites, à la magie à tout ce dont un africain peut croire mais le mythe du développement n’existe pas ! Le décollage économique ne relève aucunement du rêve comme nous prétendons dans nos discours. Il n’ya pas d’agressivité, aucun paternalisme dans les lignes qui s’en suivront, seule la volonté manifeste de penser à voix haute, de tenir à l’œil la raison qui sommeille ou s’illusionne encore dans les mentalités congolaises.

    L’aube des temps nouveaux n’est pas encore levée, tout comme les mentalités de certains hommes politiques. Je le crains ! Mais si personne ne sait comment choisir sa route dans l’obscurité d’une nuit provisoire au fil des longues années de monopartisme et de démocratie c’est bien parce qu’au Congo, les fidèles n’interrogent plus les anciens ou les sages ! Ces réflexions je les vois défiler dans mon esprit chaque fois que je pense à mon pays !

    Que l’explication dernière se trouve dans les mécanismes de l’économie mondiale ou au contraire dans les tréfonds de l’âme de la culture congolaise, tout redeviendrait au mieux : en 40 ans de liberté le Congo a gaspillé ses chances, pas toutes, de se développer ! La crise que connaît le pays ou l’incapacité de gouverner sur certains domaines c’est aussi peut être la crise d’une génération d’intellectuels fatigués d’engagements inutiles, des choix théoriques sophistiques, des terrains de plus en plus difficiles. Pourtant il manque ici une dimension fondamentale, c’est celle de l’intelligentsia congolaise. Par inconscience et par cynisme on s’apitoie sur le sort du pays mais la comparaison vaut sentence.

    Si la société congolaise semble aujourd’hui comme dépossédée de la conduite de ses affaires, c’est que les instruments politiques, sociologiques, de la production d’une politique à la fois autonome et efficace n’existe plus. Il ne s’agit plus de reproduire par soi-même et non par une identité impossible et trompeuse les conditions intellectuelles et pratiques de la politique. De l’abbé Youlou à Sassou en passant par Lissouba, Massamba ou Yhombi les politiques non identiques mais ayant conduit pour la plupart à une même conclusion : le désordre ! Toujours est-il qu’il n’existe que deux façons de regarder le monde : la sienne et celle des autres. Je reste ouvert au débat !

    L’analyse de l’Etat congolais sur tous les plans reste à parfaire. Pendant des années on a assisté à une alternance entre le monopartisme et une étude centrée sur l’instabilité particulière des régimes démocratiques antérieurs. Aujourd’hui jour pour jour plus de 20 ans de démocratie aucun effort assez probant n’a été recensé dans certains domaines !

    Les chefs et leurs agents sapent les normes et les pratiques administratives, corrodent la rationalité des institutions et introduisent la gabegie et l’indiscipline dans les affaires publiques. La criminalisation de l’Etat autour des trafics de contrebande, du pillage des ressources naturelles constitue la forme ultime d’une dépravation dont les conséquences se transfèrent de génération en génération. La corruption atteint son paroxysme et prend la signification d’un enrichissement illicite.

    L’immoralité des administrateurs est d’autant plus grave que chacun peut détenir à lui seul des biens que même travaillant pendant mille ans avec le revenu d’un haut gradé de la fonction publique ne peut avoir. La prise des décisions unilatérales et à court terme centré vers les critères d’ennoblissement illicite des agents de l’Etat en entretenant des réseaux mafieux, de clientélisme, sans prendre au sérieux des conséquences avenir laisse aux hommes politiques le soin de détruire de plus bel le pays !

    La reconstruction tant criée après la guerre du 05 juin n’a fait que permettre aux administrateurs et autres seigneurs de guerre de s’enrichir de plus fort au détriment des administrés. Cette confusion a permis l’irréalisation du fameux programme intérimaire post conflit avant d’accoucher le PPTE et aujourd’hui un PAS avec le soutien nuancé du FMI. Le fardeau très lourd de la dette extérieure est une certaine pesanteur sur l’exercice du ficelage du budget mettant le pays dans une situation plus compliquée qu’il n’est impossible de faire face aux investisseurs.

    Partant d’une constatation sur plusieurs stratégies économiques de mon pays, le Congo, force est de constater que tout est fait au rythme de l’actualité sans un seul instant faire attention au fond du problème d’où à plusieurs reprises le pays a goûté à l’aide empoisonnée du FMI. Il est aussi clair aujourd’hui au Congo-Brazzaville on ne peut volontiers parler de croissance bien que le baril ait flambé au-delà des attentes.

    ASD

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